Enfants au centre du divorce.

Enfants au centre du divorce.

l'enfant déchiré par le divorce de ses parents.

Enfant et séparation

Un enfant ne peut divorcer de ses parents, une rupture du couple conjugal est toujours imposée aux enfants. Même s’ils désirent rester neutres toute séparation les concerne véritablement. Ils ne sont pas juste spectateurs de la situation, en aucun cas, car ils subissent passivement les divorces, il est donc impératif que les parents en aient conscience pour éviter les dégâts collatéraux.

Ils ne sont pas acteurs du divorce

L’enfant n’a aucune initiative à avoir lors d’un règlement judiciaire de la désunion, il n’a aucune décision à prendre. C’est l’affaire des parents auxquels incombe cette responsabilité, il est donc nécessaire de le rappeler sans cesse aux enfants afin qu’ils gardent leur juste place.

Il est important que de garder à l’esprit qu’aucune place n’est accordée à l’enfant dans les procédures de divorces. Il n’est pas impliqué directement et n’a pas voix au chapitre, quand bien même son mode de vie s’en trouve nécessairement affecté.

Il ne peut être entendu comme témoin. Aucune déclaration des descendants ne peut en effet être produite au cours du divorce. Les témoignages indirects sont également irrecevables, qu’il s’agisse par exemple de l’attestation d’une grand-mère qui relate des propos tenus par ses petits-enfants.

Depuis 2007, le mineur capable de discernement doit être entendu par le juge dans toute procédure le concernant et cette audition est de droit lorsqu’il en fait la demande. Encore faut-il préciser d’une part, que le mineur peut refuser d’être entendu, d’autre part, que même s’il réclame d’être auditionné, cela ne lui donne pas le moyen de décider de son sort. C’est à tort que les enfants pensent qu’ils peuvent choisir ce qui leur convient et que leur avis passe avant celui de leurs père et mère. En les recevant et en les écoutant, le juge aux affaires familiales entend simplement rassembler divers avis et peser les intérêts en présence. Les sentiments exprimés par l’enfant ne sont que des critères parmi d’autres. L’enfant n’est aucunement un acteur de la situation.

Non je ne choisirai pas !

Les enfants subissent passivement le divorce de leurs parents

Les enfants sont indirectement visés par la désunion car, bien que leur situation juridique ne change guère, leurs repères explosent. Les parents doivent en prendre conscience pour pallier cela et exprimer leurs choix dans le respect de l’enfant et de ses intérêts. Au contraire, ce dernier est souvent pris en otage pour régler un conflit conjugal. Ses père et mère oublient que leur rôle premier est d’assurer sa protection, son bien-être et son épanouissement. C’est la raison pour laquelle le législateur prône la coparentalité malgré la désunion, bien que la réalité soit moins réjouissante, au cours des années.

L’importance du maintien des relations familiales

Le fait que le couple conjugal se disloque ne devrait rien changer aux relations de l’enfant avec ses père et mère car « on est parent pour toujours », cependant il n’est pas toujours aisé de mettre cette coparentalité en pratique.

Dans de nombreuses ruptures, l’exercice en commun de l’autorité parentale par les père et mère est illusoire car l’un ou l’autre profite de petits dysfonctionnements pour raviver les querelles. En quelque sorte, l’enfant se trouve instrumentalisé par les adultes. Il est à la fois leur victime et leur otage.

S’il est évidemment difficile de demeurer présent dans l’univers de son enfant quand on en est journellement séparé, des parents laissent les liens s’effilocher jusqu’au point de rupture. Loin des yeux, loin du cœur. Par ignorance, négligence, voire malveillance, certains vont jusqu’à se désintéresser de son existence. Ils se soustraient à leurs obligations parentales en oubliant de téléphoner à l’enfant, de venir le chercher à la fin de la semaine ou en omettant de payer la facture de la cantine scolaire. Le droit français offre pourtant peu de remparts à un enfant privé de l’un de ses parents, hormis des mesures drastiques telles que la sanction pénale de l’abandon d’enfant. L’amour parental ne se décrète pas. Si l’on peut imposer à un enfant de rendre visite à son parent, il est malaisé en sens contraire de contraindre père ou mère à assumer l’enfant et à maintenir avec lui des liens affectifs.

 

  • Chez l’enfant entre 2 et 5 ans, la signification du divorce n’est pas concrète, il n’y a pas la compréhension de ce que signifie le divorce et donc cela peut créer une confusion et la peur de perdre le parent qui n’a pas la garde. On peut retrouver alors des comportements de régression, de l’agressivité ou encore des colères.
  • Entre 5 et 8 ans, la compréhension de ce que signifie le divorce peut entrainer des états dépressifs, des deuils en lien avec la conscience de la perte de la famille. Ils agissent souvent dans le but de réconcilier leurs parents, ou se trouver en grande difficulté face à la loyauté envers chacun des parents. Ils sont à cet âge à même de s’imaginer qu’ils sont rejetés personnellement, ou cause de la séparation. Il n’est pas rare de constater des changements sur le plan scolaire, une prise de retard, ou encore être en difficulté relationnelle.
  • Entre 9 et 12 ans, on peut observer une tristesse, une déprime, mais ils peuvent réagir avec colère à l’encontre de l’un des parents. Cependant pouvant à cet âge comprendre les positions des deux parents, ils peuvent se retrouver à une place qui n’est pas la leur, et devenir un “parent” auprès du père ou de la mère ou encore auprès de la fratrie plus jeune.
  • Entre 12 et 16 ans, la dépendance aux parents est moindre, et l’on pourrait penser que le divorce aurait moins de conséquences, il n’est pourtant pas rare que cela entraîne une baisse de l’estime de soi, avec une inscription psychique sur la mise en doute de leur capacité future d’établir une relation à long terme avec un partenaire. La colère peut être importante et très présente. Il est aussi possible de constater que le divorce peut retarder ou accélérer l’entrée dans l’adolescence.

Il a besoinde ses parents.

Dire ou ne pas dire que l’on divorce.
Il est essentiel, si la décision est prise d’une séparation, que d’en informer les enfants. Elle doit être formulée en présence de l’ensemble de la famille, parents et fratrie, avec des mots simples et en accord pour le couple parental. Il importe de répéter autant que possible à ou aux enfants, qu’ils ne sont pas responsables.

Etre attentifs a rester parents.
Le conflit conjugal doit autant que possible ne pas empiéter sur la sphère familiale. Etre en difficulté relationnelle sur le plan affectif doit se résoudre hors de la place de parents.

 Réassurance de l’amour de chacun des parents.
Chaque parent doit poser le fait que le divorce ne change rien aux sentiments. L’enfant est et sera aimé par les deux, et ce qu’il soit avec ou sans l’un des parents.

L’enfant doit avoir le droit d’aimer chacun des parents.
Il ne peut être demander à un enfant qu’il préfère l’un ou l’autre de ses parents, le mettre dans cette position de chantage affectif aura de graves répercussions sur son devenir. L’enfant n’est pas et ne peut être positionné comme témoin d’une rupture affective. Protégez les.

Montrer aux enfants que les parents peuvent dialoguer.
La rupture conjugale, ne retire rien à la place de parents, “vous êtes les parents de ces enfants là à vie !”. Il importe donc d’être réactifs ensemble face aux différents espaces que l’enfant va vivre. Scolarité, besoins quotidiens, suivi et choix d’orientation…

 

Pour terminer je voudrais poser ma position assez peu en accord avec notre société, de mon point de vue, les parents sont et restent redevables du bien être de leurs enfants, de leur construction psychique, du futur équilibre de leur existence à venir. En aucun cas nous parents ne devons poser une dette de ce que nous réalisons en tant que tels, n’oubliez pas que l’enfant est le fruit de votre désir et qu’il n’est pas à l’origine de sa venue.

Un enfant se construit bien si il existe comme personne

Les trois points essentiels qui me paraissent incontournables dans la construction d’un équilibre chez votre enfant :

  • L’amour, inconditionnel et naturel.
  • la reconnaissance, voir l’enfant comme un être et non un prolongement de soi.
  • l’autonomie, accepter qu’il apprenne sous votre regard protecteur, sans pour autant l’empêcher de vivre ses expériences.

Et cela dès la petite enfance.

 

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