Blog - Dominic Anton Psychothérapeute, couple,famille, individuel.

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Non, la violence faite aux femmes n’est pas un mythe !

En 2013, 121 femmes et 25 hommes ont été tués par leur compagnons/es ou ex-compagnons/es. A ces décès, il faut ajouter la mort de 8 femmes et 5 hommes, tués par leur partenaire dans une relation non officielle. Le nombre total de décès s’élève donc à 129 pour les femmes et 30 pour les hommes.

En 2006, l’enquête « Contexte de la sexualité en France » mené par l’INSERM et l’INED, à l’initiative de l’agence nationale de recherche sur le SIDA, a permis de mesurer le nombre de personnes ayant subi des violence sexuelles (attouchements, tentatives de rapport forcé ou rapports forcés) au cours de leur vie. Ces violences ont concerné 20,4 % des femmes et 6,8 % des hommes âgés de 18 à 69 ans. (Source : enquête « Contexte de la sexualité en France », INSERM-INED, 2006.)

Dans la rue, les transports en commun ou les lieux publics, l’agression la plus fréquente est l’insulte ou la menace verbale. Nombreuses sont les femmes interrogées qui disent en avoir été victimes; pour plus de la moitié d’entre elles, cet affront s’est répété. Dans 25 % des cas, les femmes connaissent la personne qui a proféré l’insulte.  Connus ou non, les trois quarts des auteurs sont des hommes. L’agression verbale est plus fortement répandue dans les grandes villes et surtout en région parisienne, en liaison sans doute avec l’usage plus généralisé des espaces collectifs et des transports en commun.

Il est aujourd’hui assez fréquent d’entendre des hommes faire état de la violence existante envers le genre masculin dans une opposition à la reconnaissance de celle agit envers les femmes, est ce une démarche, qui autorise une approche à réduire et espérer voir disparaitre la violence quelque soit le sexe qui la subit ?

Vouloir comparer l’incomparable me semble dénuer de tout bon sens, le seul objectif qui devrait être visé reste la recherche de solutions en commun, aller vers des résultats et non des constats qui n’ont pour seul intérêt de ne pas être pertinents dans la lutte contre la violence quelle qu’elle soit.

 

Le monde et les femmes. (source O.N.U)

La violence à l’égard des femmes ne se limite pas à une culture, une région ou un pays en particulier ni à des groupes spécifiques de femmes au sein d’une société. Les racines de la violence contre les femmes se trouvent dans la discrimination persistante à leur égard.

Jusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie !

Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis.

On estime que, dans le monde entier, une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.

Forme de violence sexuelle, la pratique du mariage à un âge précoce est courante dans le monde entier, notamment en Afrique et en Asie du Sud. Le mariage et les relations sexuelles sont souvent imposés à de très jeunes filles, ce qui comporte des risques pour leur santé, y compris l’exposition au VIH/sida, et limite la durée de leur scolarité.

L’incapacité des femmes de négocier des relations sans risques et de refuser des rapports sexuels non désirés est étroitement liée à la fréquence élevée du VIH/sida. Un rapport sexuel non désiré a pour conséquence un risque d’abrasion et de saignement plus élevé et une transmission plus facile du virus.

Les femmes battues par leur partenaire ont 48 % de chances de plus d’être infectées par le VIH/sida.

Les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables à la violence sexuelle et de plus en plus fréquemment infectées par le VIH/sida. Plus de la moitié des nouvelles infections à VIH dans le monde se produisent parmi les jeunes de 15 à 24 ans et plus de 60 % des jeunes séropositifs de cette tranche d’âge sont des femmes.
Entre 500 000 et 2 millions de personnes font l’objet de traite tous les ans à des fins de prostitution, de travail forcé, d’esclavage ou de servitude, selon les estimations. Les femmes et les filles représentent près de 80 pour cent des victimes découvertes.

La mutilation génitale féminine désigne différents types d’opérations d’excision effectuées sur les femmes et sur les filles.

  • On estime qu’entre 100 et 140 millions de filles et de femmes vivant actuellement ont subi des MGF/MSF, principalement en Afrique et dans certains pays du Moyen-Orient.
  • On considère que chaque année 3 millions de filles sont menacées de mutilations génitales.

Le meurtre pour cause de dot est une pratique brutale dans laquelle une femme est tuée par son mari ou sa belle-famille parce que sa famille ne peut pas répondre à leurs exigences concernant la dot, paiement fait à la belle-famille d’une femme lors de son mariage comme cadeau à sa nouvelle famille.

Alors que les dots ou paiements de ce genre sont courants dans le monde entier, les meurtres pour cause de dot se produisent essentiellement en Asie du Sud.

Dans nombre de sociétés, les victimes de viol, les femmes soupçonnées de relations sexuelles pré-conjugales et les femmes accusées d’adultère sont tuées par des membres de leur famille, car toute atteinte à la chasteté d’une femme entache, selon eux, l’honneur de la famille.

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) estime que jusqu’à 5000 femmes sont victimes de « crimes d’horreurs » chaque année.

La violence avant et pendant la grossesse a de graves répercussions sur la santé tant de la mère que de l’enfant. Elle entraine des grossesses à haut risque et des problèmes liés à la grossesse, notamment la fausse-couche, l’accouchement prématuré et l’insuffisance de poids à la naissance.

L’infanticide féminin, la sélection prénatale en fonction du sexe et la négligence systématique des filles sont répandus en Asie du Sud et de l’Est, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Nombre de femmes sont confrontées à des formes multiples de discrimination et à des risques accrus de violence.

  • Les femmes autochtones du Canada courent cinq fois plus de risques de mourir des effets de la violence que les autres femmes du même âge.
  • En Europe, en Amérique du Nord et en Australie, plus de la moitié des femmes handicapées ont été victimes de maltraitance contre un tiers pour les femmes non handicapées.

La violence à l’égard des  femmes en garde à vue est courante et comprend la violence sexuelle, une surveillance inappropriée, des fouilles à nu effectuées par des hommes et des demandes d’actes sexuels en échange de privilèges ou de nécessités de base.

Doit on oublier que la violence envers une catégorie sexuée ne s’arrête pas aux frontières de notre pays ? Doit on banaliser un état de fait simplement car il n’est pas uniquement question de nos compagnes ? Sommes nous si peu en phase avec la réalité que le seul “combat” à mener soit celui d’opposer la violence faite aux femmes à celle faite aux hommes dans notre culture occidentale ?

Alors oui messieurs, il existe une violence envers les hommes, oui elle n’est pas à banaliser, mais soyons unis dans la recherche de solutions plutôt que de créer des comparaisons inutiles et juste alimentant la poursuite d’une autre forme de violence.

Création d’un groupe avec pour thème le couple.

Le Couple.

Se rencontrer dans un espace de paroles afin d’aborder les questions, faire état de ses attentes, partager des expériences.

Cette proposition fait suite à de nombreuses demandes exprimées au cours de thérapies individuelles.

 

Couple oui mais pas à n'importe quel prix.

 

Ce groupe de parole régulier est un temps et un espace où se rencontrent

  • les mots afin d’exprimer ses ressentis et questions.
  • L’écoute d’histoires autres que la mienne qui apportent un autre regard.
  • La présence d’un ou deux professionnels afin d’éclairer et apporter le soutien nécessaire. Psychologue et psychothérapeute systémiciens formés à la thérapie de couple et praticiens en cabinet libéral.
  • Un espace sans jugement et porteur de compréhension.

Le groupe se déroulera, théoriquement, à raison d’une fois par mois, il sera proposé le samedi matin de 10h à 11h30. (suivant le nombre de participant(e)s plusieurs cessions pourront être proposées.)

N’hésitez pas à me contacter pour de plus amples informations.

do.anton@me.com       tél : 06.14.66.21.45

https://www.dominicanton.fr

 

Merci.

 

Impacts des violences conjugales sur l’enfant.

 

Les enfants restent encore trop souvent les victimes oubliées de la violence conjugale !

La violence conjugale atteint l’enfant même s’il n’en est pas le destinataire direct. Qu’il s’agisse de coups ou des mots, la clinique montre que l’enfant qui vit dans un environnement de violence conjugale est en grande souffrance. Exposé malgré lui à un processus d’intériorisation de la violence, il est mis en difficulté dans son développement. Une scène conjugale devient violente pour un enfant quand il n’a pas le pouvoir de l’arrêter ni le pouvoir de s’y soustraire physiquement ou psychologiquement.

La famille est le premier modèle du développement de l’enfant, les adultes transmettent et les enfants reçoivent, vient dans un second temps le lien social. Un enfant confronté à un modèle de violence conjugale, apprendra la loi du plus fort, de celui qui crie le plus fort, il n’intègrera pas les limites, la frustration. La violence donne comme information directe à l’enfant l’absence du respect de l’autre dans sa différence, il apprendra ainsi que le passage à l’acte est plus à prendre en compte que la parole. Cela se manifestera par une confusion chez l’enfant de la mise à distance entre ses émotions et leur expression. Il sera dépendant de ses ressentis.

On sait que les enfants qui sont soumis à des parents très défaillants nouent, malgré tout, une relation d’attachement mais il s’agit d’un mode d’attachement pathologique. L’enfant est angoissé par le comportement de ses parents et, en même temps, sorte de syndrome de Stockholm, il n’a pas d’autre choix que de chercher du réconfort auprès d’eux. Cela le rend complètement confus et le plonge dans une solitude terrible, aucun adulte n’étant capable de s’identifier à lui ni de comprendre ce qu’il ressent. Ce sont des enfants qui vont attaquer tous les bons moments dans toutes leurs relations. Ils sont dans un état de rage constant, donc très destructeurs avec une intolérance à la moindre frustration et un état de confusion d’apparence psychotique lorsqu’ils doivent changer de cadre de vie car, quand le monde extérieur change, ils réalisent qu’ils n’ont rien de solide, de permanent à l’intérieur d’eux-mêmes.

Le jeune enfant, et à plus forte raison le nourrisson qui est encore plus vulnérable, incorpore la scène de violence à laquelle il assiste : il « met en lui » l’image terrifiante, par exemple, de son père qui frappe sa mère. La violence de ces enfants apparaît dans certaines circonstances sous la forme d’un flash hallucinatoire de la scène incorporée et si on demande « pourquoi as-tu frappé ton camarade ? », l’enfant répond « c’est papa en moi qui me fait agir ainsi ». Sonia Imloul, auteure du livre Les enfants bandits, explique que ces enfants font penser au film l’Exorciste : tout d’un coup, surgit en eux la violence, leur regard se transforme, leur voix change, ils prononcent des insultes d’adulte. Et une fois l’épisode violent passé, il est très difficile de revenir dessus. Ces enfants ne peuvent éprouver ni compassion pour celui qu’ils ont agressé, ni culpabilité et ils sont complètement impuissants face au surgissement de cette violence en eux qui les déborde brusquement. Ces troubles se fixent très souvent avant l’âge de un ou deux ans, c’est-à-dire à la période pré-verbale au cours de laquelle ces enfants se sont trouvés impuissants, débordés, terrifiés et dans la solitude la plus totale.

Les conséquences sont observables dès la naissance chez le nourrisson qui très souvent refuse catégoriquement de s’alimenter, pleure sans raison apparente ou, au contraire, ne manifeste aucune émotion de façon à se faire oublier. Les centres de protection maternelle infantile observent souvent un retard staturo-pondéral, des troubles de l’attention, mais aussi des retards au niveau du développement ainsi que des maladies chroniques répétées. Lorsqu’il est plus âgé, l’enfant rencontre des difficultés scolaires (Huth-Bocks, Levendosky, Semel, 2001). En classe, il a du mal à rester concentré et attentif. Il refuse de faire son travail scolaire le soir ou en retarde sans cesse l’heure. Il rencontre aussi des difficultés pour retenir les leçons et réaliser les exercices. Ce manque général d’intérêt pour les apprentissages va l’amener à rencontrer des difficultés scolaires aussi bien observables au niveau des notes que de son comportement.

L’enfant plus grand, peut repérer les signes d’un temps de violence à venir, il peut se réfugier dans sa chambre, ou tenter de l’enrayer en s’exposant cependant, ou encore faire appel à un tiers, il n’en reste pas moins que sa construction psychique est imprégnée de la sidération que fait naitre la violence totalitaire d’un parent face à l’impuissance de l’autre. Il est dans un système relationnel pathologique apprenant l’impuissance. Ces deux fonctionnements parentaux construisent chez l’enfant une incapacité d’accéder à l’altérité nécessaire pour son développement.

Au niveau affectif, il apparaît que ces enfants sont souvent tristes, anxieux, dépressifs, ont une faible estime d’eux-mêmes. Aucune des deux figures d’attachement de l’enfant (père et mère) ne sont sécurisantes, et cependant ils représentent dans la construction psychique de l’enfant le modèle d’identification. Actuellement l’estimation des parents subissant la violence est d’environ 400000 pour les femmes et 136000 pour les hommes par an. La place de la mère est dans un contexte de violence mis à mal, en effet l’emprise par la violence du conjoint, la terreur qu’elle engendre, l’empêchent d’être disponible, la mère dont l’attention est mobilisée par un climat incertain en chaque instant, ne peut accorder à son enfant celle dont il a besoin, ainsi il perçoit la tension et la peur par transmission des émotions maternelles.

La violence conjugale envahis l’image parentale, un père qui frappe une mère devant son enfant, inscrit pour l’enfant une image effrayante et instable.

Expliquer au(x) parent(s) ce que l’enfant vit permet généralement de lui (leur) faire entendre la souffrance de l’enfant. Car, pris, entre autres, dans le secret et la honte de la violence, ces parents ne sont généralement pas demandeurs d’aide. Le processus de la violence s’installant au jour le jour, chacun s’y adapte, repoussant les limites du tolérable à demain voire au jour « où il s’en prendra à l’enfant ».

Le vécu infantile imprègne les relations adultes, les représentations homme -femme. Pour s’en départir, une mise à distance, une mise en mots est nécessaire notamment par un travail thérapeutique. Amener le parent à comprendre la part d’enfant en lui est alors une étape nécessaire pour l’amener à prendre en compte la souffrance de son enfant dans l’actualité de la violence conjugale.

 

 

L’inceste.

“Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d’un lac je m’étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d’ailes,
Comme tombé du ciel,
L’oiseau vint se poser,…”

L’aigle noir, Barbara, 1970.

L’inceste désigne une relation sexuelle entre membres de la même famille et soumise à un interdit.
La définition usuelle : « Union illicite entre parents à un degré pour lequel le mariage est interdit » (définition du Petit Larousse).
L’inceste et la loi française :
Dans la législation française, l’inceste n’est pas nommé. Le code pénal le classifie comme viol ou comme agression sexuelle, avec circonstances aggravantes puisque commis par ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par toute personne ayant autorité.
L’inceste est une relation à caractère sexuel entre des membres d’une même famille: père/fille, père/fils, mère/fille, mère/fils, frère/sœur, oncle, tante, grands-parents… ou toute personne ayant autorité parentale sur l’enfant: beau-père, belle-mère ou concubin, concubine…
Il s’agit d’attouchements et/ou d’actes de pénétration sexuelle (vaginale, anale, buccale) par organe sexuel, doigts, ou au moyen d’un objet.

L’inceste a plusieurs visages. Son expression peut prendre plusieurs formes: il peut survenir brutalement, il peut être aussi une relation faite de caresses et de séduction qui s’installe et s’immisce peu à peu, emprisonnant la victime: une relation sans violence physique mais dans une violence psychique extrême…
L’inceste c’est l’emprise de l’adulte sur l’enfant qui est enfermé dans un filet affectif car il cherche malgré tout à être aimé de son abuseur, du fait qu’il est de la même famille !

Dans l’inceste l’enfant devient parfois objet sexuel, il peut être prêté à des amis, prostitué à loisir !

L’inceste c’est la culpabilité de la victime qui souvent va se sentir coupable de la faute pour protéger son agresseur, peut être parce qu’il cherche son amour… Si l’enfant a senti son corps réagir sans rejet, il pourra éprouver un fort sentiment de culpabilité.

« Plus l’inceste a lieu tôt dans la vie, plus il y a de risques que les blessures soient irréversibles au niveau de l’identité ». L’enfant victime d’abus sexuel est arrêté dans sa construction identitaire à l’âge du traumatisme. La plupart des observations cliniques soulignent bien cet aspect. Eva Thomas est la première en France à avoir brisé le silence face au grand public. Elle publie en 1986 un livre où elle raconte ce qu’elle a vécu et la longue thérapie entreprise pour la guérison « Mon père avait brisé l’identité que je me construisais, le miroir où je me reconnaissais, .., devant ce désastre, je devins anorexique, m’accrochant au déni de ce corps de femme violé ».(« le viol du silence », Payot, 1986, Paris.)

Conséquences de l’inceste.

1. La peur de se retrouver seul dans le noir, de dormir seul; les cauchemars, les peurs nocturnes (surtout la poursuite, la menace et l’enlèvement);

2. Ne pas exprimer sa sensibilité; la peur de l’eau sur le visage durant le bain ou en nageant (sentiment de suffocation);

3. Aliénation à l’intérieur de son propre corps; incapacité à prendre en compte les signaux de son corps ou bien d’en prendre soin; mauvaise image de son corps; prise ou perte de poids pour éviter d’attirer l’attention sexuelle;

4. Problèmes gastro-intestinaux; problèmes génitaux (dont les infections vaginales spontanées); maux de tête, arthrite ou douleur aux articulations;

5. Porter de nombreux vêtements, y compris en été; porter des vêtements larges; incapacité à se dévêtir dans les situations appropriées (pour nager, pour se baigner, pour dormir); contraintes très importantes pour l’intimité dans la salle de bains.

6. Désordres alimentaires, abus de drogue ou d’alcool (ou abstinence totale); autres dépendances; comportements compulsifs;

7. Automutilation; blessures auto-infligées;

8. Phobies;

9. Besoin d’être invisible; perfectionnisme;

10. Pensées suicidaires; tentatives de suicides; obsession du suicide;

11. Dépression (parfois paralysante); pleurer sans raison apparente;

12. Problème de colère; incapacité de reconnaître, d’admettre et d’exprimer sa propre colère; peur d’une colère réelle ou imaginaire; constamment en colère; très grande hostilité à l’égard de toute personne du sexe ou de l’ethnie de l’agresseur;

13. Dépersonnalisation; faire des malaises, des crises dans des situations stressantes; être toujours en crise; insensibilité psychique; douleur physique ou insensibilité associée à des souvenirs particuliers, des émotions (par exemple la colère) ou des situations (par exemple les relations sexuelles);

14. Contrôle rigide du processus de pensée; manque d’humour ou sérieux extrême;

15. Se réfugier dans l’enfance, s’accrocher à quelqu’un, se recroqueviller dans un coin (comportements pour rechercher la sécurité); nervosité à l’idée d’être vu ou surpris; se sentir épié;

16. Problèmes de confiance; incapacité à faire confiance (on n’est pas en sécurité lorsque l’on fait confiance ); accorder trop de confiance; accorder sa confiance sans discernement;

17. Prise de risque élevée (“défier le sort”); incapacité à prendre des risques;

18. Problèmes de limites; contrôle, pouvoir, territorialité: peur de perdre le contrôle; comportements compulsifs/obsessionnels (tentative de contrôler des choses sans importance juste pour contrôler quelque chose!); confusion entre sexe et pouvoir;

19. Culpabilité / honte / très faible estime de soi / se sentir bon à rien / haute estimation des petites faveurs des autres;

20. Comportement de victime (persécuter quelqu’un après avoir été soi-même victime), surtout sexuellement; aucun sens du pouvoir ou bien du droit d’imposer des limites; incapacité de dire “non”; rechercher des relations avec des personnes beaucoup plus âgées (commence à l’adolescence);

21. Envie d’aimer et d’être aimé; savoir et faire instinctivement ce que l’autre personne veut ou espère; les relations sont de grands échanges (l'”amour” a été pris, mais non donné);

22. Sentiment d’abandon;

23. Incapacité de se souvenir de certaines périodes (surtout entre 1 et 12 ans), ou d’une personne ou d’un lieu spécifique;

24. Sensation de porter un lourd secret; être pressé de le dire ou bien au contraire avoir peur qu’il soit révélé; penser que personne ne le croira. Etre généralement secret. Se sentir “marqué”;

25. Se sentir fou; se sentir différent; se sentir irréel alors que tous les autres sont bien réels, ou inversement; se créer des mondes imaginaires, des relations ou des identités (par exemple pour une femme, s’imaginer, se croire un homme c’est à dire, pas une victime);

26. Déni; aucune conscience de ce qui s’est passé; répression de la mémoire; faire semblant; minimiser (“ce n’était pas si grave”); avoir des rêves ou des souvenirs (“c’est peut-être mon imagination”) (flash-back); très fortes réactions négatives “inappropriées” à l’égard d’une personne, d’un lieu ou d’un événement; flashs (lumière, lieu, sensation physique) sans avoir aucune idée de leur signification; se souvenir de l’environnement mais pas des faits. La mémoire peut revenir par le dernier événement traumatisant ou bien l’agresseur. Les détails de l’abus peuvent ne jamais revenir à la mémoire; quoiqu’il en soit la guérison peut intervenir même si on ne se souvient pas de tout. Votre inconscient libère les souvenirs au moment où vous êtes capable de les affronter.

27. Problèmes sexuels; le sexe est quelque chose de sale; aversion à être touché, surtout lors des examens gynécologiques; très forte aversion pour certaines pratiques sexuelles, ou au contraire très fort désir; sentiment d’être trahi par le corps; problème pour mêler sexualité et émotions; confusion et mélange de sexe/affection/domination/agression/violence; avoir besoin d’une relation de pouvoir dans les relations sexuelles; abuser des autres; séduction “compulsive” ou au contraire tout faire pour ne pas être séduisant; besoin d’agresser ou incapacité totale à agresser; relations sexuelles impersonnelles et dénuées de sentiments avec des étrangers avec incapacité d’avoir des relations intimes dans le cadre d’une relation amoureuse (conflit entre la sexualité et l’attention); prostitution; strip-tease; acteur porno; dépendance au sexe; refus du sexe; arrêt des relations sexuelles; pleurer après l’orgasme; sexualiser toute relation; réponse érotique à tout abus ou colère; fantasmes de domination ou de viol (culpabilité et confusion); Remarque : l’homosexualité n’est pas une conséquence de l’inceste;

28. Comportement ambivalent ou conflictuel dans les relations; Remarque : les partenaires de survivants souffrent également souvent de conséquences du syndrome post-inceste, surtout dans les comportements sexuels et relationnels;

29. Refus de se voir dans un miroir (invisibilité, honte, faible estime de soi, méfiance à l’égard des apparences);

30. Désir de changer de nom pour se dissocier de l’agresseur ou prendre le contrôle de soi;

31. Ne supporte pas le bonheur; réticence ou retrait par rapport au bonheur;

32. N’aime pas faire du bruit y compris pendant l’acte sexuel, en pleurant, en riant, ou tout autre fonction corporelle; très grande attention portée à la parole (attention particulière au choix des mots des autres; voix très douce, surtout quand il y a besoin de se faire écouter);

33. Vol;

34. Personnalité multiple.

Généralement les signaux d’alarme envoyés par l’enfant (fugue, conduites alimentaires anormales, insomnies, cauchemars, terreurs,…) ne sont pas souvent bien interprétés. Il est nécessaire de ne pas banaliser les signes “anormaux” et s’autoriser à consulter.

Les professionnels doivent être tout d’abord dans l’écoute de l’enfant et croire ce que l’enfant révèle. En effet il n’est pas rare que le milieu familial influence l’enfant qui ne sait plus quelle est la réalité. Il importe de recevoir l’enfant seul, cela permet de dire en toute sécurité.

Il est essentiel de faire preuve d’une grande empathie, il est important que l’enfant retrouve une relation à l’adulte de confiance.

Donner aux victimes l’écoute et la compréhension de leur traumatisme, les amener à ne plus dépendre du sentiment de culpabilité.

 

Ces enfants ont besoin d’être rassurés, aidés, pour trouver un monde relationnel différent de celui qui se construit par l’inceste. L’enfant a besoin d’une personne qui l’accompagne et qui soit capable de le soutenir face à ce qu’il ressent, sentiments positifs et /ou négatifs, ambivalents, douloureux…; établir des limites constructives dans un cadre structuré et bienveillant pour permettre à l’enfant de se sentir en sécurité et de retrouver confiance; respecter l’espace et l’intégrité de l’enfant sans envahissement, ni rejet; travailler en profondeur le problème de la culpabilité et des peurs (peur d’être blâmé, incompris, rejeté, abandonné, qu’on ne peut pas l’aimer…);aborder l’image négative d’eux-mêmes (êtres sans défense, sans valeur, pleins de doute), le problème de l’amour propre détruit et parfois de l’incapacité d’adaptation sociale et relationnelle (risque de dépression et d’isolement). Une partie du processus d’évolution positive pour l’enfant est de faire le deuil de l’enfance perdue, de l’amour parental perdu et de pouvoir, néanmoins, trouver en lui ses propres ressources, ses propres sentiments, sa confiance en soi dans un environnement sûr mais pas hyper-protecteur.
Nous voyons donc qu’il s’agit là d’un travail complexe qui nécessite idéalement différentes structures thérapeutiques. Pour mener à bien le travail sur ces problèmes importants, une thérapie individuelle pour l’enfant est nécessaire mais également une thérapie de groupe avec des enfants ayant vécu des difficultés semblables, ne fût-ce que pour lui faire comprendre qu’il n’est pas le seul à avoir subi l’exploitation sexuelle.

Il faudrait de plus pouvoir offrir une structure thérapeutique différenciée pour tous les membres de la famille:

– soutien moral aux autres enfants
– soutien des adultes
– thérapie familiale
– thérapie par dyades : mère-enfant abusé, couple parental

En n’oubliant jamais que chaque cas, chaque situation est unique et doit faire l’objet d’une profonde réflexion, pour déterminer ce qui est souhaitable pour ces personnes en souffrance.

En conclusion, ne pas soutenir et offrir un traitement aux victimes constitue une insuffisance de la société toute aussi sérieuse que le fait de ne pas punir l’agresseur, cantonnant ces victimes dans un silence destructeur où l’agression sexuelle subie est niée, où la personne elle-même n’existe plus.

 

Viol et mythe.

D’après le CNRTL, le viol est un «rapport sexuel imposé à quelqu’un par la violence, obtenu par la contrainte, qui constitue pénalement un crime ».

Dans le droit français, le viol est défini comme «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise».

 

  • Chaque heure, près de 9 personnes sont violées, soit 205 viols par jour. Le nombre de viols seraient de 75.000 par an en France, dont seulement 10 885 déclarés. Les tentatives de viols seraient de l’ordre de 198 000.
  • 16% des femmes et 5% des hommes déclarent avoir subi des viols ou des tentatives de viols au cours de leur vie.
  • 1 jeune femme sur 10 de moins de 20 ans déclare avoir été agressée sexuellement au cours de sa vie.
  • Entre 2010 et 2012, 83 000 femmes sont victimes de viols ou tentatives de viols par an (0,5% des femmes). 83% d’entre elles connaissent leur agresseur : 

                                   -31% des auteurs sont connus mais ne font pas partie du ménage de la victime ;       

                                   -31% des auteurs sont les conjoints vivant avec la victime au moment des faits ;

                                  -21% des auteurs font partie du ménage mais ne sont pas le conjoint ;

                                  -17% des auteurs sont inconnu de la victime.

                                  -11% des victimes seulement portent plainte, et 13% déposent une main courante.

  • Les femmes sont trois fois plus souvent victimes de violences sexuelles que les hommes.
  • En 2011, sur les 4 983 plaintes pour viols, 3 742 viols ont été commis à l’encontre de femmes et 432 contre des hommes. Parmi ces viols, 906 sont des viols conjugaux commis à l’encontre des femmes et 179 contre des hommes.En 2010, il y a eu 1356 condamnations pour viols et 8 235 condamnations pour atteintes sexuelles. Les condamnations pour viol représentent, en 2010, 50,1% des 2 706 condamnations prononcées pour crime. Dans 98% des cas pour ces crimes, la peine privative de liberté est la règle. Les peines sont en moyenne de 8,9 ans (perpétuité exclue).

Lonsway et Fitzgerald (1994) ont défini les mythes sur le viol comme les « attitudes et croyances généralement fausses, mais répandues et persistantes,  permettant de nier et de justifier l’agression sexuelle masculine contre les femmes ».
(Lonsway KA, & Fitzgerald LF. Rape Myths. In Review. Psychology of Women Quarterly. 1994;18:133-164.

1.  Il ne s’est rien passé.

Les femmes accuseraient les hommes à tort de de viol. 20% de personnes interrogées dans des études récentes estimaient les accusations comme fausses. Les victimes exagèrent, les faits sont minimisés.

2.  Elle le voulait.

Une femme qui dit non, pense oui… La violence est sexuellement excitante pour les femmes… Elle aurait résisté si elle n’était pas consentante…

3.  Elle le méritait.

Elles sont habillées pour provoquer… Elles marchaient seules la nuit… etc…

En clair, la seule option envisagée dans ces croyances, déresponsabiliser les auteurs pour culpabiliser les victimes. Les évènements très proches qui ont marqués notre information l’ont catégoriquement exprimé.

Et pourtant le viol est le plus terrible des crimes.

La victime ressent la terreur d’être tuée, le dégout de soi, une prépondérance à l’auto-culpabilisation. Elle est souvent elle-même dans les pensées des mythes culturels, “je ne me suis pas assez débattue”, “je n’ai pas crié assez fort”, “j’ai été provocante”… Ainsi le violeur a le beau rôle à utiliser cette culpabilité, l’utiliser contre la victime, “elle m’a aguiché, j’ai juste fait ce qu’elle voulait…” Le fait que le corps également “réagisse” (réactions physiologiques réflexes), sème la confusion, accentuant ainsi la culpabilité.

Pourtant il est essentiel de ne pas amoindrir la faute d’un violeur, une personne qui dit non à une approche sexuelle doit immédiatement faire cesser les gestes de l’autre !

Nombreuses sont les victimes qui se taisent, ainsi aucune réponse extérieure n’intervient, aucune aide. Ainsi le secret alimente la honte, entretient une forme de déni ce qui a pour conséquence de créer un double ressenti. Une partie d’elle étant dans des sensations d’angoisse et de douleurs, et l’autre qui dénie le traumatisme en créant une carapace caractérielle.

Troubles les plus spécifiques chez l’adulte.

Les troubles de l’activité sexuelle :

  • soit un évitement de l’activité sexuelle et des rapprochements amoureux, pouvant aller jusqu’à une phobie de l’acte sexuel,
  • soit une difficulté à avoir des rapports sexuels même s’ils sont souhaités, avec une trop grande angoisse, voire des attaques de panique, des nausées, ou bien un vaginisme rendant toute pénétration difficile ou impossible.
  • soit une absence de plaisir lors des rapports sexuels, absence de toute sensation avec une anesthésie corporelle aux niveau des organes génitaux et des zones habituellement érogènes.

Les conduites d’évitement, elles sont en rapport avec les violences sexuelles, avec une peur ou une véritable phobie des examens gynécologiques, de la grossesse, des infections urinaires, etc.

Les auto-mutilations (scarifications), les conduites à risques, les tentatives de suicide répétées, les comportements sexuels à risque, avec des risques de contamination, de grossesses non désirés, d’IVG à répétition, et de nouvelles violences sexuelles.

Les conduites addictives : alcool, drogues, tabac, médicaments, jeux.

Les troubles du comportement alimentaire : phobies alimentaires, boulimie souvent accompagnée de vomissements et associée à une anorexie, obésité…

les troubles anxio-dépressifs très fréquents et les troubles graves de la personnalité : personnalité traumatique de type personnalité limite, personnalités multiples ou personnalité asociale.

Chez l’enfant les troubles les plus spécifiques sont :

Des comportements sexuels inappropriés : masturbation compulsive, exhibitions, auto-mutilations sexuelles, comportements et des propos sexualisés, dessins et des jeux sexualisés compulsifs, agressions sexuelles sur d’autres enfants.

Un changement brutal de comportement : apparition d’un état d’agitation, de tristesse avec des propos dépressifs, repli sur soi, mutisme, pleurs, mises en danger avec accidents à répétitions, agressivité…

Des symptômes régressifs, avec développement d’une grande angoisse de séparation, réapparition de comportements qui avaient disparu en grandissant comme sucer son pouce, parler bébé, se balancer, faire pipi au lit, avec une perte de l’autonomie…

L’apparition soudaine de comportements de peurs et de phobies, peur du noir, de certains adultes et de certaines situations, peur d’être enfermé, peur de la toilette, d’aller au WC. Il peut également y avoir une phobie sociale, une phobie de l’école, des attaques de panique…

Des douleurs, des lésions et des symptômes génito-urinaires et anaux, des douleurs et des troubles digestifs et alimentaires : constipation, encoprésie (faire caca dans sa culotte), nausées, vomissements, anorexie et/ou boulimie…

Des troubles du sommeil, de la concentration et de l’attention, des troubles cognitifs avec une chute des résultats scolaires, et un arrêt des activités extra-scolaires…

chez l’adolescent les troubles les plus spécifiques sont :

Des conduites à risques : nombreuses mises en danger entraînant des accidents à répétition, jeux dangereux, actes de délinquances, violences agies, conduites addictives (alcool, tabac, drogues, jeux internet, sites pornographiques), fugues à répétition, conduites sexuelles compulsives à risque, avec multiplication des partenaires, parfois des inconnus, sans protection, voire des situations prostitutionnelles, grossesses précoces, IVG à répétition, départ précoce du domicile familial, avec un risque élevé de subir de nouvelles violences.

Des conduites auto-agressives : tentatives de suicides répétées, auto-mutilations (scarifications)…

Des troubles de l’humeur, des troubles phobiques, anxiété et troubles de la personnalité : douleur morale intense, idées suicidaires fréquentes, isolement et retrait, comportements de peur et d’évitement phobique, crises d’angoisse, refus de la sexualité, refus de grandir et de devenir adulte, sentiment d’étrangeté, d’être différent et incompris, perte de confiance, mauvaise estime de soi, troubles de la personnalité de type border-line…

Des troubles du comportements alimentaires et des troubles du sommeil (insomnies, réveils nocturnes, cauchemars)…

Des échecs scolaires : phobie scolaire voire abandon scolaire, absentéisme scolaire, troubles de la concentration, de l’attention et de la mémoire.

Des symptômes somatiques fréquents : fatigue chronique, céphalées, cystites à répétition, règles très douloureuses, douleurs pelviennes, ballonnements, nausées et vomissements, palpitations…

 

 


L’incestuel.

 

Il s’agit là de comportements, attitudes qui sous entendent l’inceste sans acte sexuel.

L'incestuel, aucune barrière de l'intime

La famille incestuelle.

Ce sont des familles qui ne laissent rien paraitre, elles sont aux yeux du “monde” des familles qui peuvent même apparaitre comme unies par l’amour. En réalité nous sommes dans un fonctionnement de confusion, de fusion… Il n’existe pas de place, de reconnaissance, d’identité. On peut parler d’emprise.

Ce sont des familles où la vie quotidienne est très “érotisée”, enfants dormant avec les adultes, enfants à un âge avancé prenant leur bain avec les adultes, nudité exposée, enfant non protégé de la vie sexuelle des parents ou de confidences… Aucune frontière, aucune limite ou de respect de l’intimité individuelle. Ce ne sont pas là des comportements pervers, mais une position parentale qui considère cela comme normal en famille. Une famille qui ne reconnait pas l’individu, des adultes qui considèrent l’enfant comme un prolongement de soi. On peut alors évoquer une sexualisation de la relation.

 

Ce fonctionnement prend corps après la naissance et le passage fusionnel de la relation mère-nourrisson, ce temps particulier doit disparaitre pour que l’enfant puisse se construire, s’individualiser, poursuivre son développement psychique. Ce conflit interne chez l’enfant entre la perte de ce temps et la découverte de l’environnement en tant qu’individu est naturel et nécessaire, mais il est dépendant et si la mère ne veut pas quitter cet état fusionnel, l’enfant sera alors plus objet que personne. Certaines mères ressentent le besoin de cet enfant pour se sentir vivre, pour se sentir complète, elles ne pourront accepter la rupture de cette relation fusionnelle, ressentant cette étape comme une amputation d’une partie d’elle même. Ces mères vont alors tout faire pour éviter cette étape. Elles aduleront leur enfant, ne le quitteront pas, elle passeront le message que cet enfant est tout pour elles. L’enfant est alors victime d’une emprise séductrice qui sous couvert d’amour, va créer un emprisonnement empêchant son développement vers l’individualisation. L’enfant reçoit le message de l’interdit de la séparation.On parle alors d’une séduction narcissique.

Le couple mère-fille où la mère incapable de contenir sa propre agressivité ou pulsion sexuelle la passe à sa fille dans une relation fusionnelle où elle se vivent comme sœurs parfois même à leur insu comme un véritable couple. La fille venant retrouver sa mère au lit dès que la place est vacante. Échangeant les sous-vêtements, les habits, les confidences comme deux copines. La mère livrant parfois à son enfant fils ou fille des informations sur la vie sexuelle avec le père. (Ou dans une version plus perverse encore la fille est “offerte” au beau-père pour qu’il reste à la maison.) De telles situations renvoient dans le champ du fusionnel ; l’enfant est englouti dans une soupe de non-individuation, il perd son identité, la fille, elle, devient une sorte de clone de sa mère. Ces couples sont fondés sur l’emprise, jamais sur l’amour. Cet incestuel là est un risque quotidien, rarement dénoncé, jamais puni et particulièrement pernicieux car ceux qui sont dedans ont très peu de moyens d’en sortir tellement il est socialement “acceptable”.
Incestuel, aucune intimité.

Voici quelques signes qui révèlent à différents âges la présence d’un climat incestuel dans une famille :

– un surinvestissement de l’enfant par la mère qui ne semble vivre que pour et par lui à l’exclusion de tout autre lien ; il est le centre de sa vie et de ses préoccupations, comblé, adulé, admiré, chéri, même si cet amour n’est de fait que le signe de l’intense besoin que la mère a de sa présence pour combler son vide intérieur. Sans lui, elle n’est plus rien, non parce qu’elle l’aime trop, mais parce que l’éloignement la renvoie à son vide . Il ne peut y avoir de véritable amour sans la prise en compte de l’individualité et la liberté de l’autre d’être lui-même, on en est ici très loin. Cette emprise maternelle souvent peu visible au début devient de plus en plus manifeste au fur et à mesure que l’enfant grandit, devient adulte. Sa dépendance à une mère envahissante est alors évidente.

– Le père lui même est écarté de la relation, et même privé de son rôle d’homme dans la famille. Dès que l’enfant paraît, le père est mis à l’écart, soit par une séparation effective, soit par une disqualification, il restera alors présent mais réduit au rôle de géniteur devenu maintenant inutile, ou simple pourvoyeur au service de cette inséparable dyade dans laquelle il n’a aucune place.

– L’enfant se doit d’être exclusivement l’objet de sa mère, aussi aura-t-elle pour but de le couper de l’extérieur, de le ramener toujours à elle. Aussi aura-t-il peu d’amis, sera-t-il tenu à l’écart de toute relation extérieure, car seule sa mère sait ce dont il a besoin et verra comme un danger toute intrusion de l’extérieur, même l’indispensable socialisation sera vécue comme dangereuse pour la dyade. La scolarisation sera faite à contre cœur, retardée dans la mesure du possible, les instituteurs, les activités extérieures évitées et dénigrées, etc…A l’adolescence, les amours seront vécus par la mère comme une catastrophe que parfois elle fera tout pour empêcher, soit directement soit de manière plus manipulatrice , soit encore en s’immisçant dans la vie privée de l’enfant sous prétexte de complicité, de camaraderie.

– Le secret est la loi. Secret d’une relation qui ne se vit qu’à deux et dans laquelle le non dit est majeur.

– Pas de différenciation, pas de sexualité propre, il n’y a donc pas forcément intention sexuelle quand l’enfant dort tardivement dans le lit de sa mère prenant même parfois la place du père absent ou démissionnaire, quand il prend son bain avec elle ou est victime d’une proximité malsaine quelle que soit la forme qu’elle prenne. Il ne saurait y avoir inceste avec sa propre chair ! Nous l’avons vu la sexualité n’est ici que l’instrument du narcissisme.

– Pas d’indifférenciation, c’est encore la non reconnaissance de l’intimité de l’autre ; portes ouvertes, intrusions dans la vie privée sous toutes ses formes ; sous couvert de protection la mère doit tout savoir, tout contrôler, même sous une apparente permissivité.

Incestuellement votre

– Porteur d’un idéal, l’enfant est tenu de s’y conformer, aussi devra-t-il devenir ce que sa mère veut qu’il soit, dans le déni total de son désir propre. Il sera donc formaté, fabriqué à l’image de cet idéal duquel il ne devra jamais s’écarter. Car c’est au travers de cet idéal que la mère se sent vivre.

– Séduit dans un premier temps par tant de privilèges affichés, il sera pris dans un second temps dans des inter relations de ce qui ressemble étrangement à une emprise perverse narcissique, qui le paralysera et lui coupera à jamais l’accès à son narcissisme propre.

– L’accès à l’Œdipe en tant qu’organisateur de la personnalité advenant dans un tel contexte ne peut qu’être gravement perturbé. Ce n’est pas l’interdit de l’inceste qui prime mais l’interdit de la différenciation.

– Arrivé à l’âge adulte, parfois l’enfant ne quittera jamais la mère, mais s’il y arrive quand même du moins physiquement, la présence maternelle restera prédominante et perturbera toute sa vie amoureuse. Ma mère d’abord, ma famille ensuite, au service de ma mère si possible, en tout cas après elle. A moins qu’il ne reproduise la relation avec un conjoint, véritable mère de substitution, dont le fonctionnement est identique et dont il deviendra fortement dépendant.

– Les effets sont là aussi transgénérationnels. L’inceste avéré est susceptible de créer un climat incestuel à la seconde génération, l’enfant utilisé comme ” bouche trou “, a quant à lui deux solutions principales : soit rester toute sa vie un être utilisé voire maltraité par d’autres perpétuant son statut de victime servile et utilisée, soit à son tour reproduire le système, en particulier sur ses propres enfants.

Secret d'une emprise

Paul-Claude Racamier ,l’inceste et l’incestuel (1995 ) Paris , Dunod, 2011

Divorce et Syndrome d’Aliénation Parentale.

 

Lors d’un divorce ou d’une séparation avec enfant(s), il arrive que l’on retrouve de la part d’un des parents le Syndrome d’Aliénation Parentale, il est souvent le fruit d’un parent sur-protecteur. Son positionnement peut être animé par l’esprit de vengeance, la jalousie, la colère…

C’est en général une position de victime vis à vis de l’autre parent qu’il décrit aux enfants comme celui qui a tous les torts. Il n’est pas rare que cette prise de position soit amplifiée par le soutien dans ce sens, de la part de sa famille (parents, fratrie,…) ainsi cela conforte l’idée d’être dans la vérité.

L'aliénation et ses dégats

L’ENFANT.

Il faut comprendre que face à cette  dynamique, l’enfant est amené à haïr le parent désigné comme “mauvais”, il s’agit d’un “abus” émotionnel, un de ceux qui laissent des traces qui peuvent s’inscrire sans qu’il ne soit possible pour l’enfant d’en sortir, même au long terme. L’enfant victime du SAP, peut développer des symptômes tels qu’une dépression chronique, une incapacité à fonctionner dans un cadre psychosocial, du désespoir, un sentiment intense de culpabilité, une attitude hostile, des troubles de l’image, ou de l’identité, l’isolement,… Devenir adulte imprégné de ces sentiment et ressentis, les victimes d’aliénation peuvent devenir addictifs a l’alcool, la drogue présentant des symptômes d’un mal-être profond. Une culpabilité énorme en lien avec la prise de conscience d’une complicité non volontaire de l’injustice infligée au parent désigné comme mauvais.

le parent aliné ne peut rien faire

COMMENT IDENTIFIER ?

Il importe tout d’abord d’avoir la certitude que le parent désigné comme mauvais, ne l’est pas. Il existe pour cela une série de tests psychologiques auxquels les parents doivent se soumettre. Ainsi il est possible de décrypter et identifier des comportements spécifiques qui apportent la réponse à cette question.

Il est alors important de tenter une thérapie de couple, afin de permettre une mise à plat de la problématique et ainsi trouver une forme opérante de la position parentale. Si toutefois cette étape échouait il n’y aurait alors plus d’autre moyen que de passer par le système judiciaire. Cette démarche n’est pas simple mais elle a quelques vertus, en effet si le parent désigné comme mauvais ne l’est pas, cela permet aux enfants d’avoir un motif pour aller vers lui, celui d’aller voir le parent désigné pour éviter des problèmes au parent aliénant.

Il est bien sur impératif de permettre aux enfants de faire une psychothérapie afin qu’ils se sortent de cette spirale destructrice.

Il importe d’éviter certaines attitudes, tout d’abord tenir compte uniquement de l’avis des enfants, l’enfant loyal au message du parent aliénant réclame la cessation du contact avec l’autre parent, alors il n’est pas rare que soit poser une suspension des visites dans l’intérêt de l’enfant. Il serait bien plus positif et réaliste de passer par l’étape d’identification de la réalité des dires avant que ne soit posé une telle décision. Ordonner que deux parents décident ensemble du bien être des enfants, ils en sont incapables, il n’y a pas d’autre moyen que de passer par un tiers qui évalue au travers des tests le bien fondé d’une aliénation. Ordonner une thérapie familiale traditionnelle, elle ne peut aboutir, le parent aliénant n’a aucun goût pour la thérapie car il faudrait pour cela qu’il soit conscient d’un problème psychologique et donc en sortir, or ce n’est pas le cas, et le fonctionnement ne cesse pas en dehors des séances de thérapie.

Il ne peut choisir.

Comment reconnaitre un parent aliénant ?

Le parent aliénant doit avoir le contrôle total sur ses enfants, il ne reconnait à aucun moment leur individualité. Il part du principe qu’il est au dessus des lois, les règles ne le concerne pas. Il ne peut voir la situation autrement que sous son angle, les enfants n’ayant pas leur mot à dire. Vérité et mensonge se confondent. Il tente de maitriser l’emploi du temps des enfants lorsque ceux ci sont chez l’autre parent, par des interventions, des remises en cause, etc… Il sait être très convaincant dans la détresse qu’il exprime, tout comme il fait illusion en exprimant qu’il ne désire rien d’autre que ses enfants rendent visite à l’autre parent.

Il résiste très fortement quand il s’agit de rencontrer un professionnel qui pourrait détecter ses manipulations. Il développe une forme de paranoïa à l’encontre du parent désigné comme mauvais.

Attitudes du parent aliénant.

Un certain nombre de comportements sont observés chez le parent aliénant :

  • Un nouveau conjoint apparait, il est présenté aux enfants comme le nouveau père ou la nouvelle mère.
  • Intercepter les courriers envoyés aux enfants.
  • Refus de passer les communications téléphoniques aux enfants.
  • Dévaloriser et insulter l’autre parent en présence des enfants.
  • Planifier des activités sur le temps qui est censé être partagé avec l’autre parent.
  • Empêcher l’autre parent d’exercer son droit de visite.
  • “oublier” de prévenir l’autre parent des rendez-vous importants.
  • Prendre des décisions importantes sans l’avis de l’autre parent (école, religion…).
  • Empêcher l’autre parent d’avoir accès au dossier scolaire ou médical.
  • Partir en vacances sans les enfants et placer les enfants chez quelqu’un d’autre que l’autre parent alors que celui-ci est disponible.
  • Empêcher les enfants de porter les vêtements que l’autre parent peut acheter.
  • Menaces de punir les enfants si ils cherchent à être en contact avec l’autre parent.
  • Reprocher à l’autre la mauvaise conduite des enfants.
  • Dénigrer le nouveau conjoint de l’autre parent auprès des enfants.
  • Ne pas informer l’autre parent au sujet des activités auquelles les enfants participent (extra scolaire)
  • Essayer de changer les nom de famille ou leurs prénoms.

Une mort psychique

Le Dr Gardner, médecin psychiatre, attaché aux tribunaux pour évaluer à la demande des juges, le vrai du faux, a démontré que dans le cadre d’un accompagnement familial, l’enfant redevient plus calme et confiant en dehors de la présence du parent aliénant. Cependant celui-ci prend toujours la précaution de ne pas se retrouver loin du lieu de rencontre, attendre dans la voiture par exemple.

Il n’est pas à négliger de préciser qu’un parent pervers narcissique sera le parent aliénant le plus terrible allant vers le SAP.

Le Dr. Roland Broca et bien d’autres présentent cette situation comme plus insupportable que la perte d’un enfant par la mort.

COMMENT FAIRE LE DEUIL D’UN ENFANT VIVANT DANS L’ENFER DE LA SOLITUDE ET SOUS PRESSION PERVERSE ET CONSTANTE DE SON PARENT ALIENANT ?

Parents pervers narcissiques et leurs enfants.

Pervers narcissique ou psychopathe ?

 

L’enfant de parents pervers narcissiques, est de façon systématique pris à témoin dans la mise en place relationnelle qu’organise le pervers vis à vis de sa victime, il est en place identique au partenaire victime. A cela, peut s’ajouter, l’agression déversée par le parent victime qui ne peut être exprimée auprès du parent pervers.
L’organisation familiale est le plus souvent mise en place dans la création d’un isolement des uns vis à vis des autres, de petites phrases assassines, d’une méfiance constante… Le parent pervers exprime à l’un des mots sur l’autre, et ce toujours de façon indirecte, tenant des propos méprisants pour entretenir ainsi la rivalité. Il s’agit d’un parent qui se plaint sans cesse de ses enfants, n’ayant de cesse lorsqu’il tient un propos positif, de l’annuler immédiatement par des mots destructeurs. Un être qui est maître dans l’art de créer de la culpabilité.
Cette maltraitance visant à briser la volonté de l’enfant, d’en faire un être docile.
La distance ne modifie en rien cette attitude, le parent pervers appliquera son action destructrice par téléphone si besoin est.
La perception de cette mise en place est vécue par l’enfant comme une intrusion, il n’est pas rare que des troubles physiologiques se manifestent, agressivité, terreurs nocturnes, troubles alimentaires, psychosomatisations (maux de ventre…), allergies… Toutes ces manifestations expriment une soif d’être aimé, regardé et entendu. L’enfant peut devenir tyrannique, coléreux, agressif… Dans ce type de relations il s’agit non pas d’un comportement caractériel mais bel et bien d’une révolte.

L'enfant souffre

La position de l’enfant est très complexe, son attitude tend à rechercher l’affection du parent maltraitant. Il intègre les messages comme une réalité, une image négative de lui-même, elle ne peut être que méritée car venant d’un parent. Les impacts que cela peut produire, la dépression, un vide intérieur, la prise de drogues, d’alcool…, des comportements destructeurs. Pour l’enfant il n’existe plus le droit à la spontanéité, ne supporte pas les conflits. N’oubliez pas que manipuler les enfants pour un parent est ce qu’il y a de plus facile à réaliser, l’enfant aime ses parents, et il veut être aimé par eux, donc le chemin le plus logique est toujours de trouver des excuses aux parents aimés, chercher à comprendre pourquoi le parent est mécontent afin de le contenter (ce qui est peine perdue), pardonner… Il est difficile pour l’enfant de se construire autour de l’affirmation de soi, il n’a pas concrètement de place, son seul choix être comme le parent pervers lui demande d’être. C’est un enfant qui ne demande pas, trop dangereux ! Il n’a pas le droit de s’affirmer, de prendre position, toute tentative sera durement réprimée. L’enfant comprend combien la différence au dictat du pervers entrainera des réactions vives et destructrices de la part du parent pervers. Aucune forme d’échange réelle, juste la vérité assénée par le parent pervers, un avis différent n’est pas tolérable, l’ordre établi par le “dictateur” ne peut être remise en cause. Certains enfants du reste comprenant le mécanisme, savent qu’ils ne pourront qu’essayer de faire ce qu’il faut pour ne pas être rejetés ou se confronter au parent pervers. Ils peuvent alors se réfugier dans le silence.
Inutile de compter sur le parent victime lui-même incapable de réagir, cherchant à se protéger, il devient involontairement “complice” laissant l’enfant subir la vindicte du pervers. Pire il peut nier l’agression constante, posant cette réalité comme une invention enfantine, réduisant ainsi inconsciemment son propre sentiment de culpabilité. L’enfant reçoit alors des messages qui rendent “flous” les actes de violence, il exagère, voire il invente.

Il sera interdit de vie.

Aucun des deux parents ne présentent alors la sécurité nécessaire au bon développement de l’enfant, il est en vigilance permanente et pour se protéger devra se justifier de chaque chose.

 

Le parent pervers justifie ses actes en évoquant “l’intérêt” de l’enfant, “… c’est pour ton bien…” etc… il évoque l’éducation, mais son mécanisme est la destruction de cet enfant. La forme insidieuse n’est pas alarmante pour l’environnement, seul l’enfant est dans la perception intérieure de ce qui se passe. Perception juste émotionnelle. Il ne peut concrètement se plaindre, ce qui est fait, l’est pour son bien, il est alors fréquent d’entendre dire “.. c’est un enfant mal dans sa peau…”, il est décevant, responsable des difficultés des parents. Il devient “une cible”, il n’est pas comme le parent le souhaite, il est maladroit et donc sans cesse sujet à dévalorisations, mais cette maladresse n’est qu’une conséquence de la dévalorisation constante et non l’inverse.

tu n'existeras pas !

Le parent dans cette position justifie sans cesse ses mots ou actes, mais au fond ses “réprimandes” autour des comportements de l’enfant n’ont rien à voir avec sa réalité psychique, il s’agit bien de l’existence de cet être qui le gêne. Il ne peut exister, toutes formes d’être sont annihilées, il n’est qu’un bon à rien … et cela entraine des comportements chez l’enfant qui vont justifier la maltraitance. Il répond ainsi au message (négatif) seul existant de sa reconnaissance, il est juste sujet résonnant au discours destructeur du parent pervers. La culpabilité s’amplifie, il déçoit, il fait honte à ses parents, il n’est pas assez bien pour ses parents.
L’enfant ne peut trouver sa place, il ne reçoit rien qui lui apporte un regard de reconnaissance, il est comme un orphelin en présence d’un “parent” pourtant bien vivant, ce parent ne sait pas ce qu’est l’affect, il est là mais détaché de tout rapports chaleureux nécessaires à l’équilibre de l’enfant, il est fermé à tout autre mode de fonctionnement que celui d’être, pour l’entourage, un bon parent, il ment, manipule, sait se faire aimer des autres. Le pervers narcissique, présente son enfant qu’au travers de son propre narcissisme, donc l’enfant est perçu par l’environnement qu’au travers de ses mots. Il ne s’agit que d’esbroufe, une apparence, une volonté d’afficher le foyer parfait. L’enfant affiché tel un accessoire.

L'enfant objet du parent pervers.

Ces mécanismes sont à l’origine de l’absence de tout lien sain, aucune individualité n’est possible, le droit d’exister n’est pas accordé !

Enfants au centre du divorce.

l'enfant déchiré par le divorce de ses parents.

Enfant et séparation

Un enfant ne peut divorcer de ses parents, une rupture du couple conjugal est toujours imposée aux enfants. Même s’ils désirent rester neutres toute séparation les concerne véritablement. Ils ne sont pas juste spectateurs de la situation, en aucun cas, car ils subissent passivement les divorces, il est donc impératif que les parents en aient conscience pour éviter les dégâts collatéraux.

Ils ne sont pas acteurs du divorce

L’enfant n’a aucune initiative à avoir lors d’un règlement judiciaire de la désunion, il n’a aucune décision à prendre. C’est l’affaire des parents auxquels incombe cette responsabilité, il est donc nécessaire de le rappeler sans cesse aux enfants afin qu’ils gardent leur juste place.

Il est important que de garder à l’esprit qu’aucune place n’est accordée à l’enfant dans les procédures de divorces. Il n’est pas impliqué directement et n’a pas voix au chapitre, quand bien même son mode de vie s’en trouve nécessairement affecté.

Il ne peut être entendu comme témoin. Aucune déclaration des descendants ne peut en effet être produite au cours du divorce. Les témoignages indirects sont également irrecevables, qu’il s’agisse par exemple de l’attestation d’une grand-mère qui relate des propos tenus par ses petits-enfants.

Depuis 2007, le mineur capable de discernement doit être entendu par le juge dans toute procédure le concernant et cette audition est de droit lorsqu’il en fait la demande. Encore faut-il préciser d’une part, que le mineur peut refuser d’être entendu, d’autre part, que même s’il réclame d’être auditionné, cela ne lui donne pas le moyen de décider de son sort. C’est à tort que les enfants pensent qu’ils peuvent choisir ce qui leur convient et que leur avis passe avant celui de leurs père et mère. En les recevant et en les écoutant, le juge aux affaires familiales entend simplement rassembler divers avis et peser les intérêts en présence. Les sentiments exprimés par l’enfant ne sont que des critères parmi d’autres. L’enfant n’est aucunement un acteur de la situation.

Non je ne choisirai pas !

Les enfants subissent passivement le divorce de leurs parents

Les enfants sont indirectement visés par la désunion car, bien que leur situation juridique ne change guère, leurs repères explosent. Les parents doivent en prendre conscience pour pallier cela et exprimer leurs choix dans le respect de l’enfant et de ses intérêts. Au contraire, ce dernier est souvent pris en otage pour régler un conflit conjugal. Ses père et mère oublient que leur rôle premier est d’assurer sa protection, son bien-être et son épanouissement. C’est la raison pour laquelle le législateur prône la coparentalité malgré la désunion, bien que la réalité soit moins réjouissante, au cours des années.

L’importance du maintien des relations familiales

Le fait que le couple conjugal se disloque ne devrait rien changer aux relations de l’enfant avec ses père et mère car « on est parent pour toujours », cependant il n’est pas toujours aisé de mettre cette coparentalité en pratique.

Dans de nombreuses ruptures, l’exercice en commun de l’autorité parentale par les père et mère est illusoire car l’un ou l’autre profite de petits dysfonctionnements pour raviver les querelles. En quelque sorte, l’enfant se trouve instrumentalisé par les adultes. Il est à la fois leur victime et leur otage.

S’il est évidemment difficile de demeurer présent dans l’univers de son enfant quand on en est journellement séparé, des parents laissent les liens s’effilocher jusqu’au point de rupture. Loin des yeux, loin du cœur. Par ignorance, négligence, voire malveillance, certains vont jusqu’à se désintéresser de son existence. Ils se soustraient à leurs obligations parentales en oubliant de téléphoner à l’enfant, de venir le chercher à la fin de la semaine ou en omettant de payer la facture de la cantine scolaire. Le droit français offre pourtant peu de remparts à un enfant privé de l’un de ses parents, hormis des mesures drastiques telles que la sanction pénale de l’abandon d’enfant. L’amour parental ne se décrète pas. Si l’on peut imposer à un enfant de rendre visite à son parent, il est malaisé en sens contraire de contraindre père ou mère à assumer l’enfant et à maintenir avec lui des liens affectifs.

 

  • Chez l’enfant entre 2 et 5 ans, la signification du divorce n’est pas concrète, il n’y a pas la compréhension de ce que signifie le divorce et donc cela peut créer une confusion et la peur de perdre le parent qui n’a pas la garde. On peut retrouver alors des comportements de régression, de l’agressivité ou encore des colères.
  • Entre 5 et 8 ans, la compréhension de ce que signifie le divorce peut entrainer des états dépressifs, des deuils en lien avec la conscience de la perte de la famille. Ils agissent souvent dans le but de réconcilier leurs parents, ou se trouver en grande difficulté face à la loyauté envers chacun des parents. Ils sont à cet âge à même de s’imaginer qu’ils sont rejetés personnellement, ou cause de la séparation. Il n’est pas rare de constater des changements sur le plan scolaire, une prise de retard, ou encore être en difficulté relationnelle.
  • Entre 9 et 12 ans, on peut observer une tristesse, une déprime, mais ils peuvent réagir avec colère à l’encontre de l’un des parents. Cependant pouvant à cet âge comprendre les positions des deux parents, ils peuvent se retrouver à une place qui n’est pas la leur, et devenir un “parent” auprès du père ou de la mère ou encore auprès de la fratrie plus jeune.
  • Entre 12 et 16 ans, la dépendance aux parents est moindre, et l’on pourrait penser que le divorce aurait moins de conséquences, il n’est pourtant pas rare que cela entraîne une baisse de l’estime de soi, avec une inscription psychique sur la mise en doute de leur capacité future d’établir une relation à long terme avec un partenaire. La colère peut être importante et très présente. Il est aussi possible de constater que le divorce peut retarder ou accélérer l’entrée dans l’adolescence.

Il a besoinde ses parents.

Dire ou ne pas dire que l’on divorce.
Il est essentiel, si la décision est prise d’une séparation, que d’en informer les enfants. Elle doit être formulée en présence de l’ensemble de la famille, parents et fratrie, avec des mots simples et en accord pour le couple parental. Il importe de répéter autant que possible à ou aux enfants, qu’ils ne sont pas responsables.

Etre attentifs a rester parents.
Le conflit conjugal doit autant que possible ne pas empiéter sur la sphère familiale. Etre en difficulté relationnelle sur le plan affectif doit se résoudre hors de la place de parents.

 Réassurance de l’amour de chacun des parents.
Chaque parent doit poser le fait que le divorce ne change rien aux sentiments. L’enfant est et sera aimé par les deux, et ce qu’il soit avec ou sans l’un des parents.

L’enfant doit avoir le droit d’aimer chacun des parents.
Il ne peut être demander à un enfant qu’il préfère l’un ou l’autre de ses parents, le mettre dans cette position de chantage affectif aura de graves répercussions sur son devenir. L’enfant n’est pas et ne peut être positionné comme témoin d’une rupture affective. Protégez les.

Montrer aux enfants que les parents peuvent dialoguer.
La rupture conjugale, ne retire rien à la place de parents, “vous êtes les parents de ces enfants là à vie !”. Il importe donc d’être réactifs ensemble face aux différents espaces que l’enfant va vivre. Scolarité, besoins quotidiens, suivi et choix d’orientation…

 

Pour terminer je voudrais poser ma position assez peu en accord avec notre société, de mon point de vue, les parents sont et restent redevables du bien être de leurs enfants, de leur construction psychique, du futur équilibre de leur existence à venir. En aucun cas nous parents ne devons poser une dette de ce que nous réalisons en tant que tels, n’oubliez pas que l’enfant est le fruit de votre désir et qu’il n’est pas à l’origine de sa venue.

Un enfant se construit bien si il existe comme personne

Les trois points essentiels qui me paraissent incontournables dans la construction d’un équilibre chez votre enfant :

  • L’amour, inconditionnel et naturel.
  • la reconnaissance, voir l’enfant comme un être et non un prolongement de soi.
  • l’autonomie, accepter qu’il apprenne sous votre regard protecteur, sans pour autant l’empêcher de vivre ses expériences.

Et cela dès la petite enfance.

 

Burn Out et pervers narcissique.

 

Le pervers narcissique agit à chaque niveau de notre vie, il n’est pas rare de rencontrer ce fonctionnement dans le cadre professionnel. Un cadre qui autorise d’autant plus “la naissance” de ce type de fonctionnement, ils manipulent sans cesse les règles du jeu social et leur entourage, et notre société basant au travers du management la compétitivité et la performance comme seuls éléments permettant aux entreprises d’être efficaces, l’émergence des ces individus qui n’ont aucune empathie ou culpabilité prend une place de plus en plus fréquente. “un problème se pose ?”, “la victime est le problème.” Un stress en lien avec des objectifs non réalisables ?” le pervers, évoque une mauvaise gestion de l’emploi du temps.

La ou les victimes perdent confiance, ils sont entrainés dans une spirale infernale faite, de contradictions, de non dits, d’atteintes, de remises en cause…

Au travail !

Le pervers, arme de destruction massive.

De façon générale, le pervers narcissique est rarement détecté comme tel dans un premier temps. Son attitude peut parfois surprendre, arrogance ou egocentré, mais pas de façon constante ce qui peut troubler l’avis pensé. C’est un être “séducteur”, il sait se faire aimer à en devenir l’objet du désir de l’autre, en se montrant, tel un acteur ayant connaissance parfaite de son rôle, comme ce qu’il n’est pas.

Le pervers fonctionne sans aucun remords, ou culpabilité. Il règne n’ayant jamais tort, de façon absolue.

Inutile de chercher à communiquer avec un pervers, il joue sans cesse avec les mots, change la réalité, modifie le sens, manipule par des discours ambigus… et ainsi parvient à faire que ses attentes deviennent le quotidien. Deux possibles alors, la personne visée perçoit le jeu du pervers, et retire toute confiance à la relation, ou bien la machine destructrice fait son oeuvre et le travailleur consciencieux, actif, motivé, attentif à sa charge de travail, passant par le pervers comme la cause de toutes difficultés va se sentir coupable, puis dans la confusion la plus extrême. Ainsi commence le burn out.

Il apparaitrait que de plus en plus de manipulateurs laissent surgir leur moi profond au niveau professionnel. Ce n’est sans doute pas un hasard, le milieu professionnel étant de plus en plus un lieu de performances n’ayant souvent que peu de regards sur les personnes elles mêmes. Les pervers ont un extraordinaire “don” d’apparaître à l’entourage tel que celui ci le souhaite. Ils savent dans un premier temps être les “sauveurs” de chaque problème qui se pose, avant que de jouer de leur emprise pour détruire massivement la victime choisie.

La manipulation

Explorons les mécanismes possibles.

Un des premiers mécanismes d’un fonctionnement pervers réside dans la réponse floue, il importe alors de rester dans le cadre strictement professionnel en demandant à votre collaborateur de préciser sa pensée, il est absolument nécessaire de cadrer l’échange autour des objectifs, de la mise en place du projet sans déborder dans un domaine émotionnel.

Il a cette proportion à changer de positionnement suivant l’interlocuteur, ou la situation. Ce sont des éléments qui doivent être utiliser pour le renvoyer à son fonctionnement destructeur.

De façon très bon enfant, ou par l’humour, il juge, dévalorise,… semant le doute sur les compétences professionnelles des collaborateurs, n’oubliez pas que vous avez votre propre regard et qu’il importe que vous le conserviez, votre expérience relationnelle avec vos collaborateurs, la connaissance de leur fonctionnement doit être votre seule grille d’évaluation. “Diviser pour mieux régner” chez le pervers cette phrase est absolue.

Il exige la perfection, tout doit se faire dans l’instant, vous devez réponse à chaque question qu’il pose, rien ne peut être reporté.

Il fait passer ses messages par “l’autre”, il ne se positionne jamais au premier plan, ainsi il ne prend pas de risque. Ainsi il pourra désigner “l’autre” si besoin.

Il est bien sur, dans une mise en place de victimisation ce qui peut créer chez ses collaborateurs un apitoiement et donc un regard d’empathie.

Il accepte les demandes, mais les ignore, en bottant en touche quand il est demandé les  résultats.

Il pose des actes à l’opposé de son discours.

C’est une personne dont on parle même lorsqu’il est absent.

Le pervers à une aptitude à créer un sentiment de dépendance, et ce même si nous avons conscience qu’il est malsain.

Sa réussite est toujours au dépend du travail des autres.

Le pervers ne communique jamais ses demandes de façon claire.

Emprise

Comment réagir quand on pense avoir à faire à un manipulateur pervers ?

Le premier temps doit se composer d’une recherche d’éclaircissements, aller voir la personne en faisant état du mal qu’elle cause, si rien n’est entendu et qu’elle vous accuse des difficultés, si le temps passe et que rien ne change, alors il faut agir.

La règle d’or, face à un “PN”: en dire le minimum, car ils repèrent les failles de leurs victimes et s’y engouffrent.
Garder des traces écrites de tout – faire des mails, si possible avec plusieurs personnes en copie. Des documents précieux si la situation dégénère. “Malheureusement, entre aider quelqu’un en souffrance ou sacrifier un harceleur par ailleurs efficace au travail, certaines directions choisissent vite”, constate Patrick Légeron.
Eviter toute situation en face à face, vous avez des droits et pouvez vous faire assister lors de rendez-vous. Recherchez un soutien dans l’entreprise, auprès de la DRH, la médecine du travail.
N’hésitez pas à prendre un arrêt de travail, consultez un psychothérapeute ou psychiatre, si besoin prenez un traitement, l’objectif étant que vous ne repreniez votre fonction, qu’une fois parfaitement consolidé. Il importe une fois de retour de ne pas alimenter l’emprise du pervers, ainsi garder en toutes circonstances une attitude indifférente, ne pas répondre aux attaques, tout en prenant soin de les consigner pour en faire preuves. Etre très attentif à ne pas donner de moyens pour vous “accuser”, être à l’heure, remplir votre tâche professionnelle, ne pas laisser de possibilités que des éléments puissent être utilisés contre vous. Ne pas laisser “traîner” des documents ou autre, être méfiant et penser que le pervers peut en chaque instant acter. Faire répéter les demandes concernant la charge professionnelle afin que ce soit clair et ne pas prêter attention aux sous entendus.
Devant un doute il ne faut pas hésiter à demander un entretien afin d’éclaircir la demande, si aucune réponse n’est faite, utilisez une lettre avec AR, ainsi cela s’ajoutera au dossier de l’évidente absence de communication.
Car il ne fait aucun doute que dans la plupart des cas vous devrez quitter l’entreprise.

Liberté

L’important réside non pas de savoir comment on se retrouve dans cette situation mais comment en sortir.

 

«Notre société a besoin des pervers narcissiques parce que ce sont des gens qui occupent les postes clés. Ils vont déshumaniser notre société et transformer l’ensemble des êtres humains en consommateurs effrénés parce qu’il faudra des compensations à la vie humaine qui est de plus en plus inhumaine» Dominique Barbier (psychiatre).

 

 

Je vous renvoie vers la lecture du livre “Le harcèlement moral” de Marie France Hirigoyen.

Mon article : https://www.dominicanton.fr/le-burn-out-nest-pas-un-mythe/

 

 

 

 

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